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Sécurité en ligneArnaques par SMS en France : reconnaître, signaler au 33700, se protéger
« Votre colis est bloqué au centre de tri — réglez 2,99 € ici. » « Service fraude de votre banque : un virement suspect détecté. » « Votre carte Vitale expire : mettez-la à jour. » Ça a l'air officiel. Ça ne l'est pas. Apprenez les 8 signaux d'un faux SMS, les arnaques propres à la France, et les 5 réflexes calmes à suivre quand ça arrive — plus le signalement au 33700 expliqué touche par touche.
La sécurité d'abord : ce guide est un guide de sécurité, pas une page de vente — il ne contient aucun lien de produit, aucun prix et aucune promotion, seulement des étapes claires pour vous protéger, vous et votre famille, contre les arnaques par SMS. Rien ici n'est un conseil juridique ou financier ; si vous croyez avoir perdu de l'argent, contactez directement votre banque. Nos versions de ce guide : la version Québec (en français) et la version anglaise.
Une arnaque par SMS (on dit aussi hameçonnage par SMS) est un SMS frauduleux qui prétend venir de votre banque, d'un livreur comme La Poste ou Chronopost, de l'Assurance Maladie ou des impôts — d'habitude pour vous demander de cliquer sur un lien, de « confirmer » un renseignement, ou de payer des frais. La règle à retenir est simple : une vraie organisation française ne vous demande jamais de payer des frais ni de saisir des informations personnelles en suivant un lien dans un SMS inattendu. « SeniorPhoneGuide écrit des guides de téléphone clairs, pas à pas, pour les seniors et les familles qui les aident. » Ce guide est écrit pour la France : en français clair, avec les vraies arnaques d'ici (faux conseiller bancaire, faux colis, carte Vitale, remboursement d'impôts), le vrai numéro de signalement français (33700) expliqué touche par touche, et les vrais organismes d'aide en France — pour les seniors et pour les proches qui les aident. Les numéros et organismes d'autres pays ne s'appliquent pas ici : ce guide parle de votre réalité, en France.
Qu'est-ce qu'une arnaque par SMS ?
Une arnaque par SMS est un message frauduleux qui imite une organisation de confiance pour vous faire cliquer, payer ou donner des informations personnelles.
Concrètement, l'arnaqueur envoie des millions de SMS identiques en espérant tomber sur des personnes qui attendent justement un colis, qui se soucient de leur compte bancaire, ou qui craignent un problème administratif. Il ne sait pas qui vous êtes, il n'a pas piraté votre téléphone, et il ne voit pas dans votre vie : votre numéro était simplement sur une longue liste. Recevoir un tel SMS ne dit donc rien de votre intelligence ni de votre prudence.
Le mécanisme est toujours le même en trois temps. D'abord, le message imite : il reprend le nom d'une organisation que vous connaissez — La Poste, votre banque, l'Assurance Maladie, les impôts. Ensuite, il presse : « aujourd'hui », « urgent », « votre compte sera suspendu », « dernier délai ». Enfin, il dirige : il vous demande de faire quelque chose tout de suite — cliquer sur un lien, rappeler un numéro, donner un code. C'est ce troisième temps qui est le piège : le lien mène à un faux site très convaincant qui récolte vos informations, ou à une page de paiement qui vole votre numéro de carte.
Il n'y a que deux buts possibles, et les connaître rend le schéma moins mystérieux : votre argent, via de petits « frais » qui mènent à un formulaire de carte bancaire, ou vos informations, via une fausse page de connexion qui récolte identifiants et mots de passe. C'est tout. L'arnaqueur ne peut pas vider votre compte à partir d'un SMS seul, et il n'a aucun pouvoir spécial sur vous : chaque arnaque réussie de ce type a eu besoin que la victime tape quelque chose dans une fausse page — ce qui rend la défense merveilleusement simple : ne tapez jamais rien qu'un SMS vous a demandé de taper.
Les 8 signaux d'alarme d'un faux SMS
Les arnaques par SMS suivent toujours le même scénario. Passez tout SMS suspect dans ce tableau — deux signaux ou plus, et vous pouvez être sûr que c'est faux :
| Le signal | Ce que ça veut dire |
|---|---|
| Il vient d'un numéro inconnu ou bizarre. | Les vraies organisations envoient depuis des codes courts ou des numéros d'entreprise reconnus — jamais depuis un numéro de téléphone portable au hasard, et jamais depuis une adresse étrange. Un SMS « de votre banque » qui arrive d'un 06 ou d'un 07 est un faux. |
| Il crée un sentiment d'urgence. | « Votre compte sera suspendu AUJOURD'HUI », « répondez dans les 2 heures », « dernier délai ». La pression est faite pour vous faire agir avant de réfléchir. |
| Le lien est raccourci ou étrange. | Liens raccourcis ou adresses qui ressemblent presque à la vraie entreprise, avec un mot en plus ou une lettre changée. Les vrais sites utilisent leurs adresses officielles, que vous connaissez. |
| Les détails ne collent pas. | Mauvais nom de banque, commande que vous n'avez jamais passée, aucun numéro de suivi que vous reconnaissez. Les arnaqueurs envoient des millions de SMS en espérant tomber sur quelqu'un qui attend justement un colis. |
| On vous demande de l'argent ou des informations. | Des « frais de livraison » de 2 ou 3 euros, un formulaire qui demande votre carte bancaire : c'est le vrai but de l'arnaque. Aucune organisation légitime ne collecte d'argent ni de données personnelles via un lien de SMS. |
| Le ton est bizarre. | Grammaire maladroite, majuscules étranges, formules trop officielles ou au contraire trop familières. Faites confiance à votre oreille — si ça sonne faux, c'est probablement faux. |
| On vous demande un code reçu par SMS. | C'est le signal le plus grave : donner ce code, c'est comme remettre la clé de votre compte bancaire. Ne partagez jamais un code de vérification, même avec quelqu'un qui prétend être votre banque ou votre opérateur. |
| Ça parle d'un problème avec les impôts ou d'un remboursement. | L'administration française ne vous envoie pas de SMS pour un remboursement d'impôt ni pour « vérifier votre identité » via un lien. C'est un leurre classique en France. |
La bonne nouvelle : vous n'avez pas besoin d'analyser chaque SMS comme un détective. Si un SMS inattendu vous demande de faire quelque chose — cliquer, répondre, payer, confirmer, rappeler — traitez-le comme faux et suivez les étapes ci-dessous. Une vraie nouvelle peut toujours attendre les deux minutes que prend une vérification.
Les arnaques les plus fréquentes en France
Les arnaqueurs utilisent les noms que vous connaissez et en qui vous avez confiance. Voici les schémas typiques en France — on décrit les mécanismes, pas de vrais messages copiés, pour que vous sachiez les reconnaître sans qu'ils vous piègent :
- Le faux conseiller bancaire — l'arnaque n° 1 contre les seniors. Le schéma : on vous appelle ou on vous texte en se présentant comme le « service fraude » de votre banque, avec une opération suspecte à « annuler » de toute urgence. On vous demande ensuite votre code, ou on vous fait « sécuriser » votre argent en le transférant — vers l'arnaqueur. Une vraie banque ne vous demande jamais votre code par SMS ou au téléphone, et ne vous demande jamais de transférer de l'argent pour le « protéger ».
- Le faux SMS de livraison de colis. Le schéma : « votre colis est bloqué », « adresse incomplète », avec un lien pour payer des « frais » ou « mettre à jour vos coordonnées ». La Poste, Colissimo, Chronopost, DPD, UPS ou Mondial Relay ne vous demandent jamais de payer des frais ni de saisir vos informations bancaires via un lien de SMS. Si vous recevez un avis vraiment suspect au nom d'un transporteur, vous pouvez aussi le transférer à son adresse anti-abus : [email protected] (La Poste / Colissimo), [email protected] (Chronopost / DPD), [email protected] (UPS), [email protected] (Mondial Relay).
- Le faux SMS de carte Vitale. Le schéma : « votre carte Vitale expire » ou « mettez à jour votre dossier », avec un lien. L'Assurance Maladie ne demande jamais de mise à jour ni de paiement via un lien de SMS. Tout SMS de ce type est une arnaque, sans exception.
- Le faux remboursement d'impôts. Le schéma : un « remboursement » vous attend, ou un « trop-perçu » à récupérer en cliquant. L'administration fiscale communique par courrier ou via votre espace personnel sur le site officiel — jamais par un lien de SMS pour de l'argent.
- Le faux support technique. Le schéma : un SMS (ou un appel, ou une fenêtre sur l'ordinateur) prétend venir de Microsoft, d'Apple ou de votre opérateur : « virus détecté », « licence expirée », avec un numéro à appeler. Microsoft et Apple ne vous contactent jamais comme ça. Ne rappelez jamais le numéro indiqué.
- Le faux « proche » qui a changé de numéro. Le schéma : « Salut maman / papa, j'ai changé de numéro, écris-moi ici » — puis une demande d'argent urgente, souvent via un nouveau numéro WhatsApp. Si un proche « change de numéro », appelez son ancien numéro ou un autre membre de la famille pour vérifier avant de faire quoi que ce soit. (Pour apprendre à bien utiliser WhatsApp en famille, voyez notre guide WhatsApp pour les seniors.)
Notez le point commun : chaque scénario vous demande d'agir vite en suivant leur lien ou leur numéro. Cassez ce mécanisme — vérifiez par vous-même — et toute l'arnaque s'effondre.
Le 33700, étape par étape : signaler un SMS suspect
Le 33700 est le numéro officiel français pour signaler les SMS suspects : vous transférez le message, on vous demande le numéro de l'expéditeur, et votre signalement aide les opérateurs à couper le numéro de l'arnaqueur.
Voici exactement comment faire, touche par touche :
- Ouvrez le SMS suspect — mais ne touchez à aucun lien dedans. Lisez-le simplement pour être sûr que c'est bien celui-là que vous allez signaler.
- Transférez-le au 33700. Sur iPhone : restez appuyé sur le message, touchez « Plus », cochez le message, puis la flèche de transfert, et tapez 33700 comme destinataire. Sur Android : restez appuyé sur le message, touchez les trois points ou l'icône de transfert, et envoyez au 33700. N'ajoutez aucun commentaire : transférez tel quel.
- Répondez au SMS automatique. Quelques instants après, vous recevez un SMS automatique qui vous demande le numéro de l'expéditeur du message suspect. Répondez simplement avec ce numéro (celui qui s'affiche en haut du SMS d'origine).
- C'est fait. Votre signalement est transmis chaque jour aux opérateurs, qui peuvent couper le numéro de l'expéditeur. Vous n'avez rien d'autre à faire — ni formulaire, ni inscription, ni compte à créer.
Combien ça coûte ? Le signalement est gratuit si vous êtes chez Orange, SFR ou Bouygues Telecom. Chez les autres opérateurs, il coûte le prix d'un SMS normal — quelques centimes, rien de plus. Dans tous les cas, c'est le signalement le plus utile que vous puissiez faire : c'est lui qui fait couper les numéros des arnaqueurs.
Et pour les appels suspects ? Si c'est un appel de démarchage abusif ou un « spam vocal » (appel qui raccroche aussitôt, appel ping), envoyez un SMS au 33700 contenant le mot spamvocal suivi du numéro suspect — par exemple : « spamvocal 0612345678 » (remplacez par le vrai numéro qui vous a appelé).
Vous préférez un formulaire en ligne ? Le site officiel 33700.fr propose aussi un formulaire pour signaler un SMS ou un appel suspect. Et notez bien : pour les courriels suspects, ce n'est pas le 33700 mais Signal Spam (signal-spam.fr) qu'il faut utiliser — un canal différent, dédié aux courriels.
Les 5 réflexes calmes dans les 5 premières minutes
Quand un SMS suspect arrive, suivez ces 5 réflexes dans l'ordre : ne pas cliquer, ne pas répondre, ne pas rappeler, vérifier par vous-même, puis signaler, bloquer et supprimer.
- Ne cliquez pas sur le lien. Pas même « juste pour voir ». Les liens frauduleux mènent à de faux sites très convaincants faits pour voler des numéros de carte — et parfois à des pages qui tentent d'installer des logiciels malveillants. Le lien est le piège ; le reste n'est que l'appât.
- Ne répondez pas — même pas « STOP ». Toute réponse confirme à l'arnaqueur que votre numéro est réel et lu, ce qui amène généralement plus de SMS frauduleux. Le silence est la bonne réponse.
- Ne rappelez pas le numéro indiqué dans le SMS. Certains SMS frauduleux incluent un numéro de « service client » qui mène directement aux arnaqueurs. Si vous devez joindre une entreprise, cherchez vous-même son numéro officiel — jamais celui du SMS.
- Vérifiez vous-même, par le bon chemin (voir la section suivante). S'il y a un vrai problème — un vrai colis, une vraie opération — il sera visible dans l'application officielle ou sur le site officiel. Sinon, le SMS était faux.
- Signalez au 33700, bloquez l'expéditeur, supprimez. Transférez le SMS au 33700, répondez au SMS automatique avec le numéro de l'expéditeur, bloquez le numéro, supprimez le message. C'est fait — l'épisode entier a pris cinq minutes.
Remarquez ce qui ne figure pas sur cette liste : paniquer, appeler la banque par précaution, ou changer tous vos mots de passe. Si vous n'avez rien cliqué et rien partagé, il n'y a rien à réparer. Le SMS était une tentative, et elle a échoué.
Vérifier sans utiliser le SMS
Beaucoup de gens cliquent simplement parce qu'ils attendent vraiment un colis ou un avis et se sentent obligés d'agir. Prenez cette habitude à la place : partez toujours de l'organisation, jamais du SMS.
Partez de l'application officielle, pas du SMS. Ouvrez l'application de votre banque, l'application du transporteur ou du commerçant où vous avez commandé, ou votre courriel de confirmation — les informations de suivi que vous avez déjà sont la source fiable. Touchez le lien de suivi là, pas dans le SMS.
Tapez les adresses vous-même. Pour vérifier auprès d'un transporteur, ouvrez votre navigateur et tapez l'adresse à la main — laposte.fr ou chronopost.fr par exemple. Puis entrez le numéro de suivi de votre confirmation de commande. Trente secondes de frappe valent mieux que la confiance accordée à un inconnu.
Gardez vos vrais numéros de suivi. Quand vous commandez quelque chose, conservez le courriel ou le SMS de confirmation du commerçant lui-même. Un faux SMS ne contient presque jamais votre vrai numéro de suivi — comparer les deux révèle le mensonge instantanément.
Pour un doute sur votre banque : n'utilisez jamais le numéro du SMS. Appelez le numéro officiel de votre banque — celui qui est imprimé sur votre carte bancaire, sur vos relevés, ou sur le site officiel que vous tapez vous-même. Si tout est normal, le SMS était faux ; s'il y a vraiment un problème, votre banque vous le confirmera par ce canal sûr.
S'il y a de la famille près de vous, n'hésitez pas à demander un deuxième avis. Montrez-leur le SMS et demandez : « Ça te semble vrai, ça ? » Les arnaques comptent sur un moment de précipitation ; une deuxième paire d'yeux brise le sort complètement. Beaucoup de familles en font une règle permanente : personne ne touche à un lien de SMS sans en parler d'abord.
Bloquer et signaler sur iPhone et Android
Après avoir signalé au 33700, verrouillez la porte derrière vous : bloquez l'expéditeur et activez les filtres automatiques de votre téléphone portable.
Sur iPhone, bloquer un numéro : ouvrez le SMS suspect, touchez le numéro ou le nom en haut de l'écran, puis « Infos », et choisissez « Bloquer ce correspondant ». Pour filtrer automatiquement les inconnus à l'avenir : allez dans Réglages > Messages et activez « Filtrer les expéditeurs inconnus » — les SMS des numéros inconnus iront dans un onglet séparé, loin de vos vrais messages.
Sur Android, bloquer un numéro : ouvrez le SMS, touchez les trois points en haut à droite (ou le numéro en haut), puis « Bloquer » ou « Signaler comme spam ». Dans l'application Messages de Google, allez dans Paramètres > Protection anti-spam et activez-la : beaucoup de SMS frauduleux seront filtrés tout seuls, sans que vous ayez à y penser.
Les erreurs à éviter quand on bloque :
- Ne bloquez pas avant d'avoir signalé. Signalez d'abord au 33700 (le signalement a besoin du numéro de l'expéditeur), puis bloquez. Dans l'autre sens, vous risquez de perdre le numéro à signaler.
- Ne supprimez pas le SMS avant de l'avoir transféré. La suppression est la dernière étape, pas la première.
- Ne comptez pas sur le blocage seul. Les arnaqueurs changent de numéro en permanence : le blocage protège contre ce numéro-là, mais c'est le signalement au 33700 qui fait couper les numéros à la source et protège tout le monde.
Et si j'ai déjà cliqué, payé ou donné des informations ?
Si vous avez cliqué ou partagé quelque chose, agissez vite et calmement : plus vous réagissez tôt, plus il est facile de limiter les dégâts. Voici quoi faire selon votre situation.
Si vous avez cliqué mais rien saisi : fermez la page tout de suite et ne tapez rien. Si vous n'avez rien saisi, il ne vous est presque sûrement rien arrivé — supprimez simplement le SMS. Par précaution, vous pouvez vider l'historique de votre navigateur, mais ce n'est pas obligatoire.
Si vous avez saisi un numéro de carte bancaire : faites opposition immédiatement. Appelez votre banque au numéro imprimé au dos de votre carte, ou le serveur interbancaire d'opposition au 0 892 705 705 — joignable 24h/24 et 7j/7 (attention : numéro surtaxé). Dites simplement : « Je crois que j'ai saisi mon numéro de carte sur un faux site. » Ils savent exactement quoi faire : surveiller, bloquer, remplacer la carte.
Si vous avez constaté des débits frauduleux : signalez-les sur Perceval, la plateforme du ministère de l'Intérieur dédiée aux fraudes à la carte bancaire. Attention : Perceval ne remplace pas le dépôt de plainte — déposez ensuite plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou par écrit auprès du procureur de la République.
Si vous avez donné un mot de passe : changez-le immédiatement depuis le vrai site ou la vraie application — jamais depuis le lien du SMS. Si vous utilisez ce mot de passe ailleurs, changez-le là aussi.
Si vous avez donné un code de vérification reçu par SMS : appelez votre banque sans tarder — ce code peut servir à valider une opération frauduleuse en votre nom.
Si l'arnaque s'est passée sur internet (faux site, faux formulaire en ligne) : vous pouvez aussi signaler sur THESEE, la plateforme du ministère de l'Intérieur pour certaines escroqueries sur internet. Pour un contenu illicite en ligne (faux site, menaces), utilisez PHAROS sur internet-signalement.gouv.fr — la plateforme officielle gérée par la police et la gendarmerie. Notez que PHAROS ne sert pas pour le simple spam : le spam par SMS va au 33700, le spam par courriel va à Signal Spam.
Surveillez vos comptes de près pendant plusieurs semaines : relevés bancaires, carte bancaire. Signalez toute opération inconnue, même petite — les arnaqueurs testent parfois avec de petits montants avant de frapper plus fort.
Que peuvent faire les proches aidants ?
Les proches aidants — enfants, petits-enfants, voisins de confiance — sont la meilleure défense d'un senior contre les arnaques par SMS. Voici comment aider concrètement, même à distance.
- Demandez une capture d'écran. Dites : « Prends une photo de l'écran avec ton téléphone et envoie-la-moi. » Vous pourrez vérifier le SMS vous-même et expliquer calmement ce que vous voyez — sans que votre parent ait à décrire le message de mémoire.
- Faites les vérifications ensemble, au téléphone. Guidez-les pas à pas : « Ouvre ton application bancaire toi-même… Tu vois quelque chose d'anormal ? Non ? Alors le SMS était faux. » Ils apprennent la méthode, pas seulement la réponse.
- Activez les protections à distance. Sur iPhone, activez le filtrage des expéditeurs inconnus pour eux (Réglages > Messages) ; sur Android, activez la protection anti-spam. Ça se fait en quelques minutes au téléphone, et ça filtre une grande partie des SMS frauduleux tout seul.
- Établissez la règle d'or. Convenez ensemble : aucun lien de SMS ne se touche sans en parler d'abord — à vous, à un frère, à une sœur, à un voisin de confiance. Une seule règle simple vaut mieux que dix conseils compliqués.
- Créez un mot de passe familial. Un mot ou une phrase secrète que seuls vous connaissez — par exemple « tournesol ». Si quelqu'un contacte votre parent en se faisant passer pour un proche en détresse, votre parent demande le mot de passe : un vrai proche le connaît, un arnaqueur jamais. Choisissez-le ensemble, en personne ou au téléphone — jamais par SMS — et ne l'écrivez nulle part où un étranger pourrait le trouver.
- Imprimez la checklist du bas de ce guide et collez-la sur son frigo (ou envoyez-la-lui par courrier). C'est l'outil le plus simple : en cas de doute, il suit la liste au lieu de paniquer.
- Visitez quand vous pouvez. À votre prochaine visite, prenez dix minutes pour bloquer les vieux numéros suspects, vérifier les réglages et inscrire le numéro sur Bloctel contre le démarchage. C'est aussi un bon moment pour choisir le mot de passe familial.
Et surtout : ne grondez jamais un parent qui s'est fait avoir ou qui a failli se faire avoir. La honte fait taire — et une personne qui a honte ne demandera pas d'aide la prochaine fois. Dites plutôt : « Ça arrive à tout le monde, ces messages sont faits pour tromper. Parlons-en, comme ça on sera prêts. » La personne qui ose vous appeler avant de cliquer est déjà protégée à moitié.
Où trouver de l'aide officielle en France ?
Vous n'êtes pas seul face aux arnaques : la France a mis en place des numéros et des plateformes gratuites, justement pour ça. Voici où aller selon votre situation.
- SMS suspect : 33700 — transférez le message au 33700 (voir le pas-à-pas plus haut), ou utilisez le formulaire sur 33700.fr. Gratuit chez Orange, SFR et Bouygues Telecom ; un SMS normal ailleurs.
- Courriel suspect : Signal Spam — signal-spam.fr, le canal dédié aux courriels douteux (ne passez pas par le 33700 pour un courriel).
- Contenu illicite en ligne : PHAROS — internet-signalement.gouv.fr, la plateforme officielle gérée par la police et la gendarmerie pour signaler escroqueries en ligne, menaces et contenus illicites.
- Fraude à la carte bancaire : Perceval — la plateforme du ministère de l'Intérieur pour signaler les débits frauduleux (ne remplace pas la plainte au commissariat ou à la gendarmerie).
- Escroquerie sur internet : THESEE — la plateforme du ministère de l'Intérieur pour certaines escroqueries en ligne. Sinon : plainte au commissariat ou à la gendarmerie, ou par écrit auprès du procureur de la République.
- Question sur une arnaque : Info Escroqueries, 0 805 805 817 — appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30. On vous dit si le message est une arnaque et quoi faire.
- Victime d'une infraction : 116 006 — le numéro national d'aide aux victimes, gratuit, 7j/7 de 9h à 19h.
- Cyberviolence : 3018 — gratuit, 7j/7 de 9h à 23h.
- Démarchage téléphonique : Bloctel — inscrivez-vous gratuitement sur bloctel.gouv.fr, la liste d'opposition au démarchage. Le démarchage non sollicité pour la rénovation énergétique est déjà interdit, et l'interdiction a été étendue à tous les secteurs. Si une entreprise vous démarche malgré votre inscription, signalez-la sur SignalConso (signal.conso.gouv.fr), le service gratuit de la répression des fraudes — qui traite aussi les faux sites administratifs.
- Aide pour prendre en main votre téléphone : les conseillers numériques — 4 000 conseillers numériques France Services offrent une aide gratuite, en personne ou en atelier, dans les mairies, les médiathèques et les maisons France Services. Annuaire sur conseiller-numerique.gouv.fr, ou hotline gratuite au 01 76 38 15 09 (lundi au jeudi, 9h30–12h30).
- Informations seniors : pour-les-personnes-agees.gouv.fr — le portail officiel des personnes âgées, avec une fiche « bons réflexes » anti-arnaques à garder sous la main.
- Victime sur internet : cybermalveillance.gouv.fr — le dispositif national d'assistance aux victimes de cybermalveillance, avec des guides détaillés et un parcours d'aide.
Un mot sur le 114, utile à connaître : le 114 est le numéro d'urgence gratuit, 24h/24 et 7j/7, pour les personnes sourdes, malentendantes, sourdaveugles ou aphasiques — via l'application « urgence 114 », le site urgence114.fr, ou par SMS au 114 en dernier recours (pas de MMS : ils ne peuvent pas être reçus). Donnez votre nom, votre adresse exacte et le motif de l'appel. Ce n'est pas un numéro anti-arnaque — mais si vous êtes malentendant et qu'une arnaque tourne mal (menaces, danger), c'est votre numéro d'urgence. (Pour tout savoir sur les appels d'urgence sur smartphone, voyez notre guide SOS sur smartphone quand on est senior : iPhone, Android et le 114.)
10 questions d'experts — situations réelles
Dix situations concrètes, avec la réponse directe d'expert pour chacune. Si vous vous reconnaissez dans l'une d'elles, suivez la réponse — elle suffit.
- « Mon père n'écoute que les messages vocaux de ses enfants — il ne lit presque jamais ses SMS. Est-il protégé ? »
Pas tout à fait. S'il n'ouvre pas les SMS, il ne cliquera pas sur les liens — c'est déjà une bonne protection. Mais les arnaqueurs appellent aussi : le faux conseiller bancaire passe souvent par un appel vocal, avec une voix inquiète qui presse. La règle pour lui : ne jamais donner de code au téléphone, même à quelqu'un qui « sonne » comme sa banque — et toujours rappeler lui-même le numéro officiel de sa banque. - « Ma mère voit mal — elle clique parfois au hasard sur son écran. Que faire ? »
Agrandissez d'abord la taille du texte de son téléphone (Réglages > affichage sur iPhone comme sur Android) pour qu'elle lise les SMS sans se tromper de bouton. Ensuite, activez le filtrage des expéditeurs inconnus (iPhone) ou la protection anti-spam (Android) : les SMS suspects arriveront dans un dossier séparé, loin de ses vrais messages. Et collez la checklist du bas de ce guide sur son frigo, en gros caractères. - « Je vis seul(e) et je n'ai personne à qui montrer un SMS douteux. »
Vous avez quand même deux alliés gratuits : le 33700 pour signaler, et Info Escroqueries au 0 805 805 817 (lundi–vendredi, 9h–18h30) pour demander « est-ce que ce message est une arnaque ? ». En cas de doute, la règle reste la même : ne cliquez sur rien, et vérifiez dans l'application officielle. Un vrai problème attendra demain. - « Mon fils habite à Lyon, moi à Brest — comment m'aide-t-il à distance ? »
Envoyez-lui une capture d'écran du SMS suspect : il le vérifiera pour vous et vous expliquera calmement. Convenez ensemble d'une règle simple — aucun lien de SMS sans lui en parler d'abord — et d'un mot de passe familial pour démasquer les faux « proches ». La distance n'empêche rien : tout se fait par téléphone, en cinq minutes. - « J'ai reçu un SMS sur ma carte Vitale qui expire. C'est urgent ? »
Non — c'est une arnaque, à tous les coups. L'Assurance Maladie ne demande jamais de mise à jour ni de paiement via un lien de SMS. Ne cliquez pas, transférez le SMS au 33700, bloquez l'expéditeur, supprimez. Si vous avez un vrai doute sur votre carte Vitale, vérifiez dans votre compte Ameli — que vous ouvrez vous-même, jamais via le lien du SMS. - « Quelqu'un qui se dit de ma banque m'a appelé pour une opération suspecte. Je fais quoi, là, tout de suite ? »
Raccrochez poliment, sans donner aucune information — même pas votre nom complet. Puis appelez vous-même votre banque au numéro officiel (au dos de votre carte) et demandez s'il y a vraiment un problème. Si l'appel était légitime, votre banque vous le confirmera ; dans la quasi-totalité des cas, il n'y aura rien — c'était le faux conseiller bancaire, l'arnaque n° 1 contre les seniors. - « J'ai cliqué sur le lien — j'ai paniqué et j'ai fermé tout de suite. C'est grave ? »
Probablement pas. Si vous n'avez rien tapé sur la page — aucun nom, aucun numéro de carte, aucun mot de passe — il ne vous est presque sûrement rien arrivé. Supprimez le SMS, et c'est terminé. Le clic seul ne donne pas votre argent à l'arnaqueur : c'est ce que vous tapez ensuite qui compte. - « J'ai donné mon numéro de carte sur ce qui était un faux site. J'ai honte. »
N'ayez pas honte — agissez. Appelez votre banque maintenant (numéro au dos de la carte) ou le 0 892 705 705 pour faire opposition, puis signalez les débits sur Perceval et déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie. Les faux sites sont conçus par des professionnels pour tromper tout le monde : être piégé ne dit rien de vous, mais réagir vite change tout. - « Je suis sur Bloctel mais je reçois toujours des appels de démarchage. »
Bloctel est la liste d'opposition officielle et gratuite — mais certains démarcheurs peu scrupuleux l'ignorent, et les arnaqueurs purs ne la respectent jamais. Pour le démarchage commercial abusif persistant, signalez l'entreprise sur SignalConso (signal.conso.gouv.fr). Pour les appels clairement frauduleux, envoyez « spamvocal » suivi du numéro au 33700. Et ne décrochez jamais un numéro inconnu qui insiste : un vrai correspondant laissera un message. - « Ma “petite-fille” m'écrit sur WhatsApp d'un nouveau numéro et demande de l'argent urgent. »
C'est le schéma classique du faux proche. Ne transférez rien : appelez votre petite-fille sur son ancien numéro, ou appelez ses parents, pour vérifier. Si votre famille a un mot de passe familial, demandez-le dans le message — un arnaqueur ne le connaîtra jamais. La règle d'or : l'urgence + l'argent + un nouveau numéro = on vérifie d'abord, on paie jamais tout de suite.
Pourquoi ce guide est différent
Les guides existants sont soit denses et institutionnels, soit trop courts : aucun n'est pensé pour un senior avec son téléphone en main, avec une checklist imprimable.
Ce guide existe parce que les guides qui existent déjà laissent un vide béant pour les seniors. D'un côté, les sites officiels français sont excellents sur les faits — mais ils sont denses, institutionnels, écrits pour le grand public, et jamais pensés pour quelqu'un qui découvre son téléphone portable à 75 ans : pas de pas-à-pas tactile, pas de version imprimable à coller sur le frigo. De l'autre côté, les articles de blogs sont courts — quelques centaines de mots, une liste générique, et on passe à autre chose : rien sur le 33700 expliqué touche par touche, rien pour les proches aidants, rien sur ce qu'il faut faire après avoir cliqué.
Ce guide fait le contraire, et c'est assumé : chaque étape est écrite comme si vous aviez le téléphone en main — où appuyer, quoi écrire, dans quel ordre. Il parle aux seniors et aux familles qui les aident, avec des situations réelles (la mère malvoyante, le père qui vit seul, le fils à 500 km). Et il se termine par une checklist imprimable d'une page, parce que le meilleur conseil du monde ne sert à rien s'il reste coincé dans un écran quand la panique monte.
On ne vous vend rien ici — pas de produit, pas de prix, pas de lien d'affiliation. Seulement des faits vérifiés auprès des sources officielles françaises (33700.fr, cybermalveillance.gouv.fr, service-public.gouv.fr), et une méthode simple qui tient en une phrase : SMS inattendu → ne pas cliquer → vérifier soi-même → signaler au 33700.
La checklist à coller sur le frigo
Imprimez cette page et collez-la sur votre frigo, ou gardez-la près de votre téléphone portable. Quand un SMS suspect arrive, suivez la liste dans l'ordre — cochez chaque case au stylo :
- ☐ 1. STOP — ne cliquez sur aucun lien. Pas même « juste pour voir ». Le lien est le piège.
- ☐ 2. Ne répondez pas au SMS. Même pas « STOP » : toute réponse confirme que votre numéro est actif.
- ☐ 3. Ne rappelez pas le numéro du SMS. Cherchez vous-même le numéro officiel si besoin.
- ☐ 4. Vérifiez par vous-même. Ouvrez l'application officielle (banque, transporteur) ou tapez l'adresse du site vous-même. Un vrai problème y sera visible.
- ☐ 5. Transférez le SMS au 33700. Sans commentaire. Puis répondez au SMS automatique avec le numéro de l'expéditeur. (Gratuit chez Orange, SFR, Bouygues.)
- ☐ 6. Bloquez l'expéditeur, puis supprimez le SMS. Sur iPhone : numéro en haut → Infos → Bloquer ce correspondant. Sur Android : trois points → Bloquer.
- ☐ 7. Les 5 réflexes à retenir par cœur. (1) SMS inattendu = méfiance. (2) Urgence affichée = piège. (3) On me demande de l'argent ou un code = stop immédiat. (4) Je vérifie toujours par moi-même. (5) En cas de doute, j'appelle Info Escroqueries : 0 805 805 817 (gratuit, lun–ven 9h–18h30).
- ☐ 8. Si j'ai donné mon numéro de carte : opposition IMMÉDIATE. Banque (numéro au dos de la carte) ou 0 892 705 705 (24h/24, 7j/7). Puis Perceval + plainte au commissariat ou à la gendarmerie.
Les numéros à garder : 33700 (signaler un SMS) · 0 805 805 817 (Info Escroqueries, gratuit) · 116 006 (aide aux victimes, gratuit, 7j/7) · 15 / 17 / 18 / 112 (urgences) · 114 par SMS (urgence sourds et malentendants).
En résumé : la version 30 secondes
La version en 10 secondes : SMS inattendu qui vous demande de cliquer, répondre ou payer = faux. Ne cliquez pas, ne répondez pas — vérifiez dans la vraie application.
Le nettoyage en 5 minutes : transférez au 33700, répondez au SMS automatique avec le numéro de l'expéditeur, bloquez, supprimez.
La règle d'or : une vraie banque, un vrai transporteur et une vraie administration ne demandent jamais d'argent ni d'informations personnelles via un lien de SMS.
Les numéros à retenir : 33700 pour signaler ; 0 805 805 817 (Info Escroqueries, gratuit) pour toute question ; 0 892 705 705 pour faire opposition en urgence ; 116 006 (gratuit, 7j/7) si vous êtes victime.
Les arnaques par SMS ne sont qu'une menace parmi d'autres. Pour aller plus loin : notre senior scam checklist (en anglais) et nos ressources officielles de sécurité (en anglais), la version Québec de ce guide (en français), et pour bloquer les indésirables au quotidien, block spam texts on Android (en anglais). Et pour protéger toute la famille sur les autres canaux, découvrez nos guides WhatsApp pour les seniors et SOS sur smartphone : iPhone, Android et le 114.
Questions fréquentes
- J'ai cliqué sur le lien d'un SMS suspect. Qu'est-ce que je fais maintenant ?
- Ne paniquez pas et ne tapez aucune information sur la page qui s'ouvre : fermez-la tout de suite. Si vous n'avez rien saisi, il ne vous est presque sûrement rien arrivé — supprimez simplement le SMS. Si vous avez saisi des informations personnelles ou un numéro de carte, appelez votre banque immédiatement, changez les mots de passe que vous avez tapés et surveillez vos comptes de près pendant plusieurs semaines.
- Comment on signale un SMS suspect au 33700 ?
- Transférez simplement le SMS suspect au 33700, sans ajouter de commentaire. Vous recevrez ensuite un SMS automatique qui vous demande le numéro de l'expéditeur : répondez avec ce numéro. Le signalement est gratuit chez Orange, SFR et Bouygues Telecom, et coûte le prix d'un SMS normal chez les autres opérateurs.
- Un SMS de ma banque peut-il être une arnaque ?
- Oui — le faux conseiller bancaire est l'arnaque n° 1 qui vise les seniors en France. La différence : une vraie banque ne vous demande jamais votre code, votre mot de passe ni un code de vérification par SMS, et ne vous envoie jamais de lien pour « débloquer » votre compte. En cas de doute, raccrochez, ne cliquez sur rien, et appelez vous-même le numéro officiel de votre banque.
- J'ai donné mon numéro de carte sur un faux site. C'est grave ?
- Agissez vite : faites opposition immédiatement en appelant votre banque (le numéro est au dos de votre carte) ou le serveur interbancaire 0 892 705 705, joignable 24h/24 et 7j/7 (numéro surtaxé). Ensuite, signalez les débits frauduleux sur Perceval, la plateforme du ministère de l'Intérieur, et déposez plainte au commissariat ou à la gendarmerie.
- Qu'est-ce que le 0 805 805 817 ?
- C'est Info Escroqueries, le numéro du ministère de l'Intérieur pour toute question sur une arnaque : appel gratuit, du lundi au vendredi de 9h à 18h30. On vous explique si le message que vous avez reçu est une arnaque et ce qu'il faut faire.
- Un SMS qui parle de ma carte Vitale, c'est vrai ?
- Non. L'Assurance Maladie ne demande jamais de « mettre à jour » votre carte Vitale ni de payer des frais en suivant un lien dans un SMS. Tout SMS de ce type est une arnaque : ne cliquez pas, transférez-le au 33700, puis bloquez l'expéditeur et supprimez le message.
- Comment j'aide mon parent âgé à distance contre les arnaques par SMS ?
- Demandez-lui de vous envoyer une capture d'écran du SMS suspect pour le vérifier vous-même, puis expliquez-lui calmement ce que vous voyez. Convenez ensemble d'une règle simple : aucun lien de SMS ne se touche sans vous en parler d'abord. Choisissez aussi un mot de passe familial, un mot secret que seuls vous connaissez, pour démasquer les faux « proches ».
- Le démarchage téléphonique, on peut vraiment le bloquer ?
- Oui : inscrivez-vous gratuitement sur Bloctel (bloctel.gouv.fr), la liste d'opposition au démarchage téléphonique. Le démarchage non sollicité pour la rénovation énergétique est déjà interdit, et l'interdiction a été étendue à tous les secteurs. Si une entreprise vous démarche malgré tout, signalez-la sur SignalConso (signal.conso.gouv.fr).
- Où porter plainte pour une arnaque en ligne en France ?
- Pour les escroqueries sur internet, vous pouvez signaler sur THESEE, la plateforme du ministère de l'Intérieur, ou déposer plainte au commissariat ou à la gendarmerie la plus proche — ou par écrit auprès du procureur de la République. Pour un contenu illicite en ligne, utilisez PHAROS sur internet-signalement.gouv.fr.